Christine Lagarde écarte l'hypothèse d'une candidature à l'élection présidentielle de 2027

il y a 58 minutes · 1 min de lecture

Femme confiante interviewant un candidat dans un bureau moderne. Idéal pour des visuels d'affaires et de ressources humaines.
Photo: Vitaly Gariev / Pexels

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a exclu toute candidature à l'élection présidentielle française de 2027 dans un entretien publié mercredi par La Croix. Interrogée sur une éventuelle ambition pour l'Élysée, l'ancienne ministre de l'Économie âgée de 70 ans a estimé que « ce ne serait pas du tout une bonne idée », expliquant que « ce n'est pas le même métier ». Elle a notamment mis en avant les exigences de la fonction, rappelant qu'« il y a d'abord une question de vitalité, d'énergie, de force » et « un sens du sacrifice inéluctable dans ce type d'engagement ».

Pressentie pour prendre la présidence du Forum économique mondial de Davos, la responsable monétaire a également évoqué l'échéance de son mandat à la tête de la BCE, prévue en octobre 2027. Elle a affirmé ne pas exclure un départ quelques mois avant cette date, tout en assurant qu'elle serait « encore là en 2027 ».

Sur le plan politique et budgétaire, Christine Lagarde a rejeté la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'annuler une partie de la dette publique, qualifiant cette idée de « contraire aux traités européens », « techniquement aléatoire et financièrement très dangereux ». « Si vous décidez de ne pas rembourser une partie de votre dette, pourquoi les investisseurs continueraient-ils à vous prêter ? », a-t-elle fait valoir.

Concernant les prévisions économiques, l'institution de Francfort anticipe une croissance de 0,9 % dans la zone euro cette année, contre 0,5 % pour l'économie française. Alors que la dette de la France « tutoie les 120 % du PIB sans trajectoire permettant d'en maîtriser l'évolution », Christine Lagarde a estimé la situation sérieuse tout en écartant le spectre des crises de 2008 et 2011, jugeant le système financier européen bien plus solide. Elle a enfin préconisé de « simplifier le cadre réglementaire et administratif, poursuivre les réformes du marché du travail et traiter la question des retraites ».

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