Dix pour cent des Français vivant en couple font chambre à part selon l'Ifop

il y a 6 heures · 1 min de lecture

Architecture élégante et cyclistes place Vendôme, Paris, capturés en monochrome.
Photo: Efrem Efre / Pexels

En France, 10 % des personnes vivant en couple font chambre à part et 6 % ne le font pas mais souhaiteraient le faire, d'après une enquête de l'Ifop sur les habitudes de sommeil parue en 2021. Ces résultats sont stables par rapport à un précédent sondage mené par l'institut en 2014. Sur le réseau social TikTok, de nombreuses vidéos mettent en avant cette pratique sous le nom de « sleep divorce » ou « divorce du sommeil ». « Il ronfle, j’ai le sommeil léger, c’était obligatoire », confie une mère de famille sur la plateforme, tandis qu'un autre internaute qualifie cette disposition d'« obligatoire » pour un emménagement commun.

Cette démarche intervient alors qu'une étude de l'Ipsos publiée en 2023 révèle que 63 % des Français dorment mal, dont 23 % souvent. Aux États-Unis, la séparation nocturne est plus répandue, selon des données publiées en 2025 par l'Académie américaine de médecine du sommeil. L'organisation indique que 31 % des adultes américains dorment séparément, dans un autre lit ou dans une autre pièce, pour améliorer la qualité de leur sommeil. Cette proportion atteint 39 % chez les personnes âgées de 35 à 44 ans.

Les spécialistes portent des appréciations divergentes sur cet aménagement de la vie conjugale. « Le lit est le lieu de vérité », explique à 20 Minutes Camille Rochet, autrice du livre Etre un couple épanoui, pointant le risque de créer des « barrières » entre conjoints. À l'inverse, la thérapeute de couple et sexologue Alice Piat assure dans Psychologies que « faire chambre à part n’est pas forcément le signe qu’un couple va mal ». Le quotidien 20 Minutes a ouvert un appel à témoignages auprès des personnes vivant ensemble qui choisissent de faire lit ou chambre à part.

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