Emmanuel Macron plaide à Madrid pour une Europe plus forte face à la montée des extrêmes

il y a 18 heures · 1 min de lecture

Vue aérienne époustouflante de la skyline de Madrid avec un paysage urbain vibrant sous un ciel bleu.
Photo: Fabian Lozano / Pexels

En visite d'Etat de deux jours en Espagne, Emmanuel Macron a défendu mardi 29 septembre à l'Université Complutense de Madrid une Europe plus forte pour répondre à la crise démocratique et à la montée des extrêmes sur le continent. Le chef de l'Etat français, qui quittera ses fonctions en mai, a estimé que la désindustrialisation, les déséquilibres démographiques compensés par l'immigration et la lenteur des décisions favorisent une fascination pour les régimes autoritaires. En France, les formations situées aux deux extrémités du spectre politique dépassent ensemble 55 % des intentions de vote et Marine Le Pen est donnée favorite pour lui succéder.

Face aux discours démagogiques aux solutions qualifiées de simplistes, le président français a mis en cause le rôle des algorithmes et réaffirmé son souhait d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans d'ici la fin de son mandat. Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez vise pour sa part une interdiction pour les moins de 16 ans. Qualifiant cette démarche de « bataille européenne », Emmanuel Macron a également réclamé une simplification des institutions et un budget communautaire accru, doté de nouvelles ressources propres, pour combler le retard économique pris face aux Etats-Unis et à la Chine.

Paris recherche l'appui de Madrid sur ces dossiers financiers, alors que plusieurs partenaires dont l'Allemagne refusent toute augmentation substantielle du budget européen et le recours à l'emprunt commun. Accueilli mardi au palais royal par Felipe VI et la reine Letizia avant un dîner de gala, Emmanuel Macron doit participer mercredi avec le souverain à un forum économique, puis s'entretenir avec Pedro Sánchez au palais de la Moncloa. Cette visite a été marquée mardi soir par le rejet, au Sénat espagnol sous l'impulsion de l'opposition de droite, de la ratification du traité d'amitié franco-espagnol signé en 2023 à Barcelone.

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