La Protection judiciaire de la jeunesse engage la fusion des centres éducatifs fermés et des foyers
La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a engagé le déploiement d'une réforme fusionnant les centres éducatifs fermés (CEF) et les foyers au sein d'Unités éducatives de placement éducatif (UJPE), avec la création…
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La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a engagé le déploiement d'une réforme fusionnant les centres éducatifs fermés (CEF) et les foyers au sein d'Unités éducatives de placement éducatif (UJPE), avec la création de 85 premiers établissements dont un à Marseille. Cette réorganisation rassemble localement le foyer des Chutes-Lavie et le centre des Cèdres, situé dans le 9e arrondissement de la cité phocéenne.
Venu à Marseille pour inaugurer le dispositif, le directeur de la PJJ, Thomas Lesueur, a expliqué que « dans la pratique, ces deux structures accueillent des profils très similaires, des jeunes au même parcours mais avec deux prises en charge différentes ». Le réseau doit compter 125 établissements à terme en France, la direction souhaitant « aller vers plus d’individualisation, et d’insister sur trois choses : l’exécution de la sanction judiciaire, l’insertion, et les soins ».
Cette réforme intervient après une hausse de 18 % du nombre de mineurs poursuivis enregistrée par le parquet de Marseille en 2025, très souvent pour des dossiers de stupéfiants. Les jeunes placés sur décision judiciaire le sont pour une durée maximale de six mois renouvelable une fois. Bien qu'ils soient privés de la liberté de sortir de l'enceinte, ils y suivent des ateliers et des formations.
Au centre des Cèdres, 21 personnes travaillent à temps plein pour encadrer douze adolescents, parmi lesquelles figurent quatorze éducateurs, une enseignante, une professeure technique, une infirmière et une psychologue. Selon la directrice du site, Zoë Tiberghien, près de 50 % des jeunes accueillis sont passés par l'Aide sociale à l'enfance (ASE).
À l'échelle nationale, ces structures représentent 1 000 places d'hébergement pour 30 000 mineurs placés sous contrôle judiciaire chaque année, avec un taux de non-récidive supérieur à 70 % avant la majorité. Âgé de 16 ans et placé aux Cèdres depuis un peu plus d'un mois, Rayan souhaite y entamer une formation dans le commerce : « C’est une chance comparé à la prison. Je vais faire mon placement comme il faut et m’en sortir ».
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