Le gouvernement présente son projet de budget 2027 prévoyant 54 milliards d'euros d'économies

il y a 9 heures · 2 min de lecture

Trois ingénieurs discutent des ondes sonores affichées sur un moniteur dans un studio sonore professionnel.
Photo: ThisIsEngineering / Pexels

Le gouvernement dévoile ce jeudi 1er octobre son projet de budget pour 2027, prévoyant un effort global de 54 milliards d'euros pour ramener le déficit public à 5 % du PIB, contre 5,4 % attendus en 2026. Qualifié de « budget de redressement » par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le texte intègre des mesures présentées comme réversibles par la majorité qui sortira de l'élection présidentielle du printemps 2027. Sur ce montant total, 45 milliards d'euros constituent des « efforts nouveaux », a précisé le ministre des Comptes publics David Amiel.

L'exécutif a affirmé écarter toute hausse généralisée des impôts, même si le taux de prélèvements obligatoires doit atteindre 44,2 % du PIB en 2027 contre 43,9 % en 2026 en raison de la réduction de niches fiscales et de la lutte contre la fraude, qui doit rapporter un milliard d'euros. Le budget global de l'État sera gelé, les hausses allouées aux Armées, à la Justice, à l'Intérieur, au Logement, à la Recherche et à l'Écologie étant compensées par des réductions de dépenses, dont 2,5 milliards d'euros sur le Travail. Le point d'indice des fonctionnaires et les aides personnalisées au logement resteront gelés pour économiser deux milliards d'euros, tandis que la prime d'activité versée à 4,5 millions de personnes ne sera pas indexée sur l'inflation.

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou prévoit de ramener le déficit de la Sécurité sociale à « 12 ou 13 milliards » d'euros en 2027, grâce à 5,5 milliards d'euros d'économies sur les dépenses de retraite. Ce volet comprend 4,1 milliards d'euros obtenus par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 260 euros, ainsi que l'abaissement de 4 439 à 3 000 euros du plafond de l'abattement fiscal de 10 %. Les collectivités territoriales devront fournir un effort de 5,4 milliards d'euros selon Jean-François Debat, président du Comité des finances locales, incluant une contribution progressive de 2,5 milliards et une baisse de deux milliards d'euros du fonds de compensation pour la TVA.

Pour les entreprises, la surtaxe exceptionnelle sur les grands groupes sera reconduite sous une forme allégée après avoir rapporté 7,5 milliards d'euros en 2026, sans modification du crédit d'impôt recherche ni du pacte Dutreil. L'exécutif prévoit deux milliards d'euros d'économies sur les arrêts maladie et envisage de limiter les exonérations de cotisations patronales pour un gain évalué entre 3 et 3,5 milliards d'euros. Le projet propose enfin d'alourdir de 800 millions d'euros la fiscalité des exploitants d'autoroutes et d'aéroports, et d'instaurer une taxe sur les produits sucrés.

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