Le Rassemblement national et l'UDR franchissent le seuil pour former un groupe au Sénat
28 septembre 2026 · 2 min de lecture

Le Rassemblement national et son allié de l'UDR ont obtenu au moins 15 sièges au Sénat lors du renouvellement de 178 des 348 sièges de la chambre haute, dimanche 28 septembre. Le parti d'extrême droite, qui comptait trois sénateurs avant le vote et cherchait dix nouveaux sièges pour constituer un groupe parlementaire, dépasse ce seuil à moins de sept mois de l'élection présidentielle.
Marine Le Pen a qualifié ce résultat de « victoire historique » et d'« étape majeure », estimant que « les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer, la percée est générale ». Le RN a remporté des sièges dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Gard, le Vaucluse, l'Hérault, en Seine-Maritime et en Gironde avec l'élection de la députée Edwige Diaz. Pressentie pour prendre la présidence du nouveau groupe, celle-ci a affirmé qu'« aujourd’hui il n’y a plus aucun plafond de verre qui tient, même sur une élection à suffrage indirect », tandis que Marie-Caroline Le Pen a été battue dans la Sarthe.
Prenant acte de cette configuration inédite sous la Ve République, le président sortant du Sénat et candidat LR à sa réélection, Gérard Larcher, a assuré que son rôle serait de « permettre à chaque groupe d’exercer pleinement ses droits », y compris au sein des instances de l'institution. De son côté, La France insoumise fait son entrée au palais du Luxembourg avec l'élection du député Gabriel Amard dans le Rhône. LFI a également revendiqué la victoire du divers gauche Marc Péré en Haute-Garonne, tout en échouant à trois voix près chez les Français de l'étranger après un désaccord électoral avec les Écologistes.
La droite, le centre et le Parti socialiste demeurent les trois premières forces du Sénat, malgré un recul des Républicains estimé à environ sept sièges sur les 131 détenus avant le vote. Le groupe socialiste et l'Union centriste restent stables, tandis que les macronistes, les Écologistes et les radicaux de gauche enregistrent les plus fortes pertes proportionnelles. Parmi les personnalités élues figurent Renaud Muselier dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Valérie Boyer, Bruno Retailleau en Vendée, la ministre de l'Aménagement du territoire Françoise Gatel en Ille-et-Vilaine, ainsi que l'ancien ministre socialiste François Rebsamen.
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