Le remboursement des protections périodiques réutilisables entre en vigueur dans des pharmacies mal préparées

il y a 7 heures · 1 min de lecture

Gros plan sur des serviettes menstruelles réutilisables colorées sur une surface rose, promouvant des solutions menstruelles écologiques.
Photo: https://kaboompics.com/ / Pexels

Le remboursement des protections périodiques réutilisables est entré en vigueur jeudi 1er octobre dans les pharmacies françaises pour les femmes de moins de 26 ans, dans un contexte d'impréparation logistique des officines. Le dispositif de l'assurance maladie permet la prise en charge de deux culottes ou coupes menstruelles par an, ou une de chaque, à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale avec un complément possible par les mutuelles. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ont droit à une couverture intégrale sans limite d'âge.

Dans les officines, la mise en place se heurte à des difficultés de référencement et à l'absence d'outils de gestion. « On n’est pas au point, personne ne l’est », a déclaré Fabrice Camaioni, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et pharmacien dans les Ardennes, expliquant ne pas savoir comment facturer ces produits à l'assurance maladie. À Pantin, en Seine-Saint-Denis, un pharmacien refuse d'ailleurs la vente de ces protections, soulignant un manque de place et affirmant : « Ce n’est pas mon métier. »

Les syndicats professionnels signalent également la complexité administrative liée au contrôle du nombre d'articles délivrés. Selon Cyril Colombani, porte-parole de l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine, « tout cela est encore très flou ». L'organisation souligne l'impossibilité pratique de vérifier avant chaque délivrance si la patiente n'a pas déjà obtenu son quota annuel dans une autre pharmacie.

Le cadre tarifaire fixé par les autorités soulève enfin des interrogations sur la composition des protections distribuées. Maud Leblon, membre de l'association Règles élémentaires, craint que le montant retenu, pouvant aller jusqu'à 19 euros pour une culotte, n'écarte les fabricants français au profit de produits contenant des phtalates ou du plastique.

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