Les prétendants à l'élection présidentielle de 2027 affichent leurs positions sur les retraites

il y a 2 heures · 2 min de lecture

Main atteignant des boutons de vote et des drapeaux américains, symbolisant le patriotisme et le devoir démocratique.
Photo: cottonbro studio / Pexels

Les candidats déclarés et pressentis pour l'élection présidentielle de 2027 ont fait connaître leurs propositions sur l'avenir du système de retraites français, illustrant de profondes divergences sur l'âge de départ et les modalités de cotisation.

Au centre et à droite de l'échiquier politique, plusieurs responsables défendent le report de l'âge de départ ou une modification structurelle du régime. Édouard Philippe, candidat pour Horizons, préconise un « allongement progressif » jusqu'à 65 ans assorti de 45 annuités de cotisation. Pour Reconquête !, Éric Zemmour souhaite porter progressivement l'âge légal à 64 ans d'ici 2030, aligner les règles du secteur public sur le privé et supprimer les régimes spéciaux tout en maintenant les carrières longues. Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, propose quant à lui d'abandonner tout âge minimal universel au profit d'un calcul fondé sur la seule durée de cotisation, couplé à un système hybride intégrant de l'épargne individuelle ou collective comme l'assurance-vie ou les plans d'épargne retraite.

À gauche, les formations politiques et les candidats à la primaire sociale-démocrate contestent majoritairement la loi promulguée en 2023. L'eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann entend abroger ou suspendre la réforme pour moduler les départs selon l'espérance de vie et la pénibilité, son projet indiquant que « certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans, d’autres devront travailler davantage », tout en instaurant un Haut Conseil du Pilotage des Retraites à majorité syndicale. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure réclame un retour à 62 ans avec 43 années de cotisation, tandis que Jérôme Guedj veut supprimer l'âge légal au profit des annuités et de la pénibilité. Marine Tondelier, pour Les Écologistes, demande également l'annulation du texte de 2023 pour revenir à 62 ans. François Hollande suggère de fixer l'âge légal à 63 ans et d'ajuster les cotisations à l'espérance de vie, alors que Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Fabien Roussel (Parti communiste) revendiquent le retour à 60 ans à taux plein, avec 40 annuités pour l'un et un plancher de pension à 75 % du revenu net d'activité pour l'autre.

Marine Le Pen, pour le Rassemblement national, maintient sa position en faveur d'un âge légal compris entre 60 et 62 ans avec 40 à 42 années de cotisation pour les personnes entrées sur le marché du travail avant 20 ans. De son côté, Dominique de Villepin a exprimé son souhait d'abroger la borne des 64 ans pour introduire un système de retraite à points sans âge fixe, tenant compte de la pénibilité et de l'espérance de vie.

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